Négociation entre offreurs et demandeurs (AMASSA – Afrique Verte Mali)

Bourses aux céréales (Mali)

Bourses aux céréales (French)

Description

Les objectifs des bourses aux céréales sont la mise en relation des zones de production et des zones de consommation des céréales afin de favoriser l’écoulement des céréales d’une zone à l’autre.

Les objectifs des bourses aux céréales sont la mise en relation des zones de production et des zones de onsommation des céréales afin de favoriser l’écoulement des céréales d’une zone à l’autre. Les bourses contribuent donc à stabiliser les prix sur le marché des céréales et améliorent les informations des opérateurs céréaliers sur le fonctionnement des marchés.
La structure d’appui (AMASSA - Afrique Verte Mali issue de l’ONG française Afrique Verte à la suite d’un processus d’autonomisation) invite les producteurs et les acheteurs à une bourse aux céréales de deux à trois jours. Cette mise en relation permet aux producteurs de faire le bilan de la production des céréales pour la saison en cours et aux acheteurs de se faire une idée du stock des céréales. Les deux parties entrent en négociation par rapport à la quantité et au prix des céréales. Une bonne partie des contrats est conclue pendant la bourse. D’autres contrats sont envisageables après la bourse. La bourse sert aussi à fructifier les échanges avec d’autres acteurs concernés par la vente et la production des céréales.
L’organisation des bourses implique plusieurs étapes: D’abord les offres sont identifiés dans les zones de forte production de céréales sèches (mil, sorgho, maïs dans les zones de Sikasso, Koutiala, Ségou, plaine de Senon de Koro / Bankass) et riz (zone rizicole de l’Office du Niger à Niono); Parallèlement, les besoins des zones de consommation (coopératives d’approvisionnement en région de Kayes, les banques de céréales dans les zones de Gao, Tombouctou et Kidal) et des zones de forte consommation munies d’unités de transformation, des commerçants et des coopératives de consommation comme Bamako sont identifiés; Les coopératives d’approvisionnement des zones déficitaires en riz (la zone de Kayes par exemple) sont inventoriées et leurs besoins répertoriés (demandes groupées); Les associations de producteurs de la région de Niono en zone Office du Niger sont inventoriées et les excédents de riz identifiés; les offres sont quantifiés et les détenteurs des stocks sont encouragés à faire une offre groupée; Finalement, un atelier de mise en relation est organisé dans le but de permettre l’échange et la discussion sur l’offre et la demande des céréales.
Rôle des parties prenantes: AMASSA - Afrique Verte Mali : ses tâches sont le recensement et regroupement des offres (achat ou vente) et des demandes en céréales pendant les pré-bourses et l’information de tous les opérateurs céréaliers concernés par la bourse (publicité). L’ONG donne aussi un appui financier et techniques pour l’organisation de la bourse (location des locaux, pauses café). Coopératives d’approvisionnement et opérateurs privés: ils appuient l’expression des demandes en céréales avant la bourse et la participation à la bourse. Leur rôle est l’achat des stocks. Associations des producteurs: ells communiquent les stocks disponibles et offrent leurs stocks d’une façon regroupée à la bourse. Conseiller juridique: il aide à élaborer les contrats de commercialisation et explique aux opérateurs le contenu des contrats commerciaux. Autres: partenaires techniques de la filière (CPS/MA, DNSI, OMA, OPAM, Service des Douanes, SAP, PAM, Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire des Aliments, etc.): ils fournissent des informations spécifiques complémentaires.
Les transactions issues des bourses sont assez avantageuses tant pour les vendeurs (producteurs et leurs organisations) que pour les acheteurs (commerçants, coopératives d’approvisionnement, coopératives de consommation, unités de transformation, commerçants). Ces avantages peuvent se mesurer au niveau des prix et au niveau de la qualité. Les bourses aux céréales sont appréciées par plusieurs acteurs et un nombre grandissant de structures les ont intégrées dans leurs dispositifs d’appui. C’est la raison pour laquelle les bourses sont de plus en plus co-organisées par l’APCAM et souvent par l’Association des Organisations Professionnelles Paysannes (AOPP) et des projets et ONG

Lieu

Lieu: Niono, Koutiala, Sévaré-Mopti, Ségou, Kayes, Mali, Mali

Géo-référence des sites sélectionnés
  • sans objet

Date de démarrage: 1995

Année de fin de l'Approche: sans objet

Type d'Approche
Présentation des échantillons de céréales (AMASSA – Afrique Verte Mali)

Objectifs de l'approche et environnement favorable

Principaux objectifs de l'Approche
Les objectifs des bourses aux céréales sont la mise en relation des zones de production et des zones de consommation des céréales afin de favoriser l’écoulement des céréales d’une zone à l’autre. Les bourses contribuent donc à stabiliser les prix sur le marché des céréales et améliorent les informations des opérateurs céréaliers sur le fonctionnement des marchés.
Les principaux problèmes visés par l’approche: faible mise en relation des zones de production et des zones de consommation des céréales afin de favoriser l’écoulement des céréales, labile prix sur le marché des céréales
Conditions favorisant la mise en oeuvre de la/(des) Technologie(s) appliquée(s) sous l'Approche
Conditions entravant la mise en oeuvre de la/(des) Technologie(s) appliquée(s) sous l'Approche
  • Autre: faible mise en relation des zones de production et des zones de consommation des céréales afin de favoriser l’écoulement des céréales Traitement: La structure d’appui (AMASSA - Afrique Verte Mali issue de l’ONG française Afrique Verte à la suite d’un processus d’autonomisation) invite les producteurs et les acheteurs à une bourse aux céréales de deux à trois jours. Cette mise en relation permet aux producteurs de faire le bilan de la production des céréales pour la saison en cours et aux acheteurs de se faire une idée du stock des céréales. Les deux parties entrent en négociation par rapport à la quantité et au prix des céréales

Participation et rôles des parties prenantes impliquées dans l'Approche

Parties prenantes impliquées dans l'Approche et rôles
Quels acteurs/ organismes d'exécution ont été impliqués dans l'Approche? Spécifiez les parties prenantes Décrivez le rôle des parties prenantes
exploitants locaux des terres / communautés locales
Spécialistes de la GDT/ conseillers agricoles
ONG
gouvernement local
gouvernement national (planificateurs, décideurs)
Participation des exploitants locaux des terres/ communautés locales aux différentes phases de l'Approche
aucun
passive
soutien extérieur
interactive
auto-mobilisation
initiation/ motivation
planification
mise en œuvre
suivi/ évaluation
Research
Diagramme/ organigramme

Prises de décision pour la sélection de la Technologie de GDT

Les décisions ont été prises par

  • les exploitants des terres seuls (auto-initiative)
  • principalement les exploitants des terres soutenus par des spécialistes de la GDT
  • tous les acteurs concernés dans le cadre d'une approche participative
  • principalement les spécialistes de la GDT, après consultation des exploitants des terres
  • les spécialistes de la GDT seuls
  • les responsables politiques/ dirigeants

Les décisions ont été prises sur la base de

  • l'évaluation de connaissances bien documentées en matière de GDT (prises de décision fondées sur des preuves tangibles)?
  • les résultats de recherches?
  • expériences et opinions personnelles (non documentées)

Soutien technique, renforcement des capacités et gestion des connaissances

Les activités ou services suivants ont fait partie de l'approche
Renforcement des capacités/ formation
La formation a été dispensée aux parties prenantes suivantes
  • exploitants des terres
  • personnels/ conseillers de terrain
Formats de la formation
  • sur le tas
  • entre agriculteurs (d'exploitants à exploitants)
  • zones de démonstration
  • réunions publiques
  • cours
Sujets abordés

Avant chaque bourse, les animateurs d’AMASSA - Afrique Verte Mali recensent les besoins céréaliers de la région de consommation pour regrouper les demandes des différentes coopératives d’approvisionnement et des banques de céréales. De la même façon, les stocks disponibles auprès des associations de production sont recensés et regroupés pour avoir une offre importante. Pour réaliser ce travail de recensement, AMASSA - Afrique Verte organise au niveau des principales zones de production des fora appelés « pré-bourses ». Les pré-bourses sont en effet des réunions régionales de préparation des bourses. Elles regroupent en général entre 80 et 100 personnes et permettent de faire le point sur les aspects liés aux offres disponibles et aux techniques de groupage de l’offre ou de la demande. Par ailleurs, les animateurs mettent à profit les pré-bourses pour enseigner aux organisations les techniques de négociation des marchés, la fixation des prix et l’élaboration des contrats de commercialisation.

Service de conseils
Le service de conseils était fourni
  • dans les champs des exploitants?
  • dans des centres permanents
Service de conseils est adéquate d'assurer la poursuite des activités de conservation des terres.
Renforcement des institutions
Institutions ont été renforcées ou mises en place
  • non
  • oui, un peu
  • oui, modérément
  • oui, beaucoup
au niveau suivant
  • local
  • régional
  • national
Décrivez l'institution, ses rôles et responsabilités, ses membres, etc.
Type de soutien
  • financier
  • renforcement des capacités/ formation
  • équipement
Plus de détails
Suivi et évaluation
gestion de l’Approche sont évalués régulier par l'équipe du projet, exploitants agricoles avec observations aspects économique / de production sont évalués régulier par l'équipe du projet, exploitants agricoles avec mesures Il n'y a pas des changements dans l'approche résultant de son suivi et de son évaluation
Recherche
La recherche a traité les sujets suivants
  • sociologie
  • économie/ marketing
  • écologie
  • technologie

Financement et soutien matériel externe

Budget annuel en dollars US de la composante GDT
  • < 2 000
  • 2 000-10 000
  • 10 000-100 000
  • 100 000-1 000 000
  • > 1 000 000
Precise annual budget: sans objet
le pourcentage des coûts de l’approche assuré par les donateurs suivants: institution non-gouvernementale nationale: 100.0%
Les services ou mesures incitatives suivantes ont été fournis aux exploitants des terres
  • Soutiens financiers/ matériels fournis aux exploitants des terres
  • Subventions pour des intrants spécifiques
  • Crédits
  • Autres incitations ou instruments

Analyses d'impact et conclusions

Impacts de l'Approche
Non
Oui, un peu
Oui, modérément
Oui, beaucoup
Est-ce que l'Approche a aidé les exploitants des terres à mettre en œuvre et entretenir les Technologies de GDT?

La qualité du produit s’améliore et devient plus standardisée

Est-ce que l'Approche a autonomisé les groupes socialement et économiquement défavorisés?

D'autres projets / exploitants ont-ils adopté cette Approche ?

AMASSA - Afrique Verte Mali a démarré ses actions au Mali en 1994. Les premières bourses ont été réalisées à partir de 1995. AMASSA - Afrique Verte Mali organise plusieurs bourses chaque année au Mali: Une bourse à Niono pour approvisionner la région de Kayes et des centres urbains comme Bamako en riz à partir de la région excédentaire de l’Office du Niger. Cette bourse ne regroupe que les acteurs intéressés par le riz. Une bourse à Koutiala au Mali-Sud pour l’approvisionnement des régions au nord du Mali (Gao, Tombouctou, Mopti) et des centres de grande consommation de Bamako en céréales sèches (notamment en maïs, mil et sorgho en provenance de la région excédentaire de Sikasso). Une bourse à Sévaré-Mopti pour approvisionner des régions du nord du Mali (Gao, Tom- bouctou, Mopti) en céréales sèches (notamment en mil et sorgho en provenance de la région excédentaire de la plaine Séno de Koro). Une bourse nationale à Ségou qui regroupe à l’échelle nationale l’ensemble des opérateurs céré- aliers (producteurs, organisations paysannes, unités de transformation des céréales, commer- çants céréaliers, transporteurs, structures chargées des marchés institutionnels et les partenaires techniques). Cette bourse concerne toutes les spéculations (riz, mil, sorgho, maïs, fonio et au- tres). Deux bourses régionales à l’intérieur de la région de Kayes (Kita et Diéma) : Cette bourse permet aux zones déficitaires de s’approvisionner en céréales sèches à Kita et Diéma à l’intérieur même de la région. Kita et Diéma sont considérés comme des zones excédentaires de la région de Kayes. Une bourse internationale à Bamako qui regroupe plusieurs pays. La dernière bourse internationale a été organisée les 13 et 14 décembre 2011 à Bamako avec la participation de 9 pays de l’espace CEDEAO. La bourse a abouti à la transaction de 50 000 tonnes de céréales pour plus de 8 milliards de FCFA. La bourse internationale: 200 participants. Transactions : 50 000 t entre les opérateurs céréaliers des pays. Les bourses sont de plus en plus co-organisées par l’APCAM et souvent par l’Association des Organisations Professionnelles Paysannes (AOPP) et des projets et / ou ONG. L’intérêt que suscite l’organisation des bourses aux céréales est incontestablement reconnu par plusieurs acteurs de la filière céréales. L’engouement pour les bourses aux céréales est d’autant plus fort que plusieurs structures ont émis le vœu d’organiser elles-mêmes les bourses aux céréales (chambres d’agriculture, projets et programmes d’appui à la filière céréales, collectivités décentralisées).

Principale motivation des exploitants des terres pour mettre en oeuvre la GDT
  • augmenter la production
  • augmenter la rentabilité/ bénéfice, rapport coûts-bénéfices
  • réduire la dégradation des terres
  • réduire les risques de catastrophe
  • réduire la charge de travail
  • paiements/ subventions
  • règles et règlements (amendes)/ application
  • prestige, pression sociale/ cohésion sociale
  • affiliation à un mouvement/ projet/ groupe/ réseaux
  • conscience environnementale
  • coutumes et croyances, morale
  • améliorer les connaissances et compétences en GDT
  • améliorer l'esthétique
  • atténuer les conflits
Durabilité des activités de l'Approche
Les exploitants des terres peuvent-ils poursuivre ce qui a été mis en oeuvre par le biais de l'Approche (sans soutien extérieur) ?
  • non
  • oui
  • incertain

Conclusions et enseignements tirés

Points forts: point de vue de l'exploitant des terres
Points forts: point de vue du compilateur ou d'une autre personne-ressource clé
  • L’intérêt que suscite l’organisation des bourses aux céréales est incontestablement reconnu par plusieurs acteurs de la filière céréales. L’engouement pour les bourses aux céréales est d’autant plus fort que plusieurs structures ont émis le vœu d’organiser elles-mêmes les bourses aux céréales (chambres d’agriculture, projets et programmes d’appui à la filière céréales, collectivités décentralisées) et les bourses actuelles sont co-organisées par AMASSA - Afrique Verte Mali et l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM), notamment la bourse nationale aux céréales.
    Comment peuvent-ils être maintenus / améliorés: L’élément critique des bourses demeure leur pérennité, c’est-à-dire leur appropriation financière et politique par les principaux bénéficiaires (OP, transformateurs, coopératives, banques de céréales, commerçants et fabricants d’aliments de bétail). L’outil est reconnu utile et nécessaire par l’ensemble des bénéficiaires. En revanche, comment, par quels moyens et quand est-ce que ceux-ci pourraient en assumer l’organisation et prendre en charges tous les coûts (organisation, animation, appui technique) ?
    Il n’est pas évident que ces acteurs puissent, à court et à moyen terme, assumer ces charges compte tenu des faibles revenus notamment au niveau des OP des zones déficitaires. Par contre, une prise en charge partielle et décroissante (augmentation progressive de la contribution des OP et des opérateurs) ainsi que la mise en place de partenariats impliquant un appui des structures et programmes opérant dans la filière, est envisageable à moyen terme. La durabilité de cette action réside dans sa prise en charge totale par les bénéficiaires eux-mêmes, AMASSA - Afrique Verte Mali n’apportant que son savoir-faire technique.
  • Les acteurs céréaliers se familiarisent avec les principaux enjeux de la commercialisation des céréales. Les bourses sont d’ailleurs un cadre propice à des actions de plaidoyer (plateforme de plaidoyer) de la part des acteurs concernés dans la mesure où ces derniers ont l’opportunité de s’adresser directement aux principaux responsables de la filière pour défendre leurs intérêts
  • Les bourses aident à établir un prix préférentiel entre producteurs et consommateurs en évitant les intermédiaires pour réduire le prix des céréales dans la zone de consommation et pour l’augmenter dans la zone de production. La qualité du produit s’améliore et devient plus standardisée ; l’échange régulier mène à une fidélisation de la clientèle ; la structuration des producteurs et consommateurs est promue. A titre d’exemple, les faîtières de Niono (20 OP rizicoles dénommées « Jèka Feeré ») et de Yalimenané (28 coopératives d’approvisionnement dénommées: « Supunu Kafô ») ont été mises en place grâce à la bourse.
    Comment peuvent-ils être maintenus / améliorés: Le succès des bourses dépend de: 1) L’organisation des producteurs et des acheteurs pour augmenter l’offre et la demande; 2) Le regroupement des demandes pour baisser les prix d’achat; 3) La formalisation des contrats d’achats et de transports des céréales; 4) L’identification de la marchandise jusqu’à l’origine; 5) Le respect des engagements contractuels dont les normes de qualité, les modalités et délais de paiement, les délais et modalités de livraison, etc.
Faiblesses/ inconvénients/ risques: point de vue de l'exploitant des terrescomment surmonter
Faiblesses/ inconvénients/ risques: point de vue du compilateur ou d'une autre personne-ressource clécomment surmonter
  • l’organisation et la tenue des bourses nécessitent une expertise pour aboutir à tous les résultats escomptés

Références

Compilateur
  • Dieter Nill
Editors
Examinateur
  • Laura Ebneter
Date de mise en oeuvre: 24 septembre 2014
Dernière mise à jour: 21 juin 2017
Personnes-ressources
Description complète dans la base de données WOCAT
Données de GDT correspondantes
La documentation a été facilitée par
Institution Projet
Références clés
  • Manuel des bonnes pratiques en irrigation de proximité. Expériences du Mali. Published by GIZ in 2014.: http://star-www.giz.de/starweb/giz/pub/servlet.starweb
  • Afrique Verte activity reports:
  • Find out more at: www.afriqueverte.org:
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