Jardins familiaux de Chagga
(Tanzanie)
Chagga homegardens
Description
Les jardins familiaux de Chagga sont des « forêts de bananiers » densément plantées avec une strate supérieure d’arbres clairsemés.
Ce système complexe d’association de cultures a évolué au cours des siècles, transformant progressivement la forêt naturelle des piedmonts du Kilimandjaro. Un jardin familial de Chagga fait en moyenne 0,68 ha et associe de nombreux arbres et buissons à fonctions diverses avec des cultures vivrières et des animaux nourris à l’étable, sans disposition particulière dans l’espace. Cependant, dans le sens vertical, on distingue 4 étages / canopées : (1) les cultures vivrières : taro, haricots, légumes et fourrages / herbes ; (2) caféiers : 500-1400 plants/ha ; (3) bananiers, la culture principale : 50% de la surface : 33-1200 bouquets/ha ; et (4) arbres, entre autres Cordia abyssinica, Albizia schimperiana et Grevillea robusta. Les arbres fournissent de l’ombre aux caféiers, servent de barrières végétales, fournissent des substances médicinales, du bois de feu, du fourrage, du matériau de paillage et sont mellifères ; certains ont des propriétés insecticides (p.ex. Rauwolfia caffra).
Ce système multi-étagé optimise l’utilisation de surfaces de terres limitées dans une zone très peuplée, permet une production durable avec un minimum d’intrants et de risques (moins de risque d’échec de culture, résistance accrue à la sécheresse et aux parasites), tout en protégeant l’environnement. La grande diversité d’espèces fournit à la fois la nourriture et des cultures de rente.
Certaines parties des jardins familiaux sont irriguées et drainées par un réseau de plus de 1000 canaux et fossés qui récoltent le ruissellement de la forêt de montagne. Beaucoup de ces systèmes sont maintenant en mauvais état. A partir des années 1930, le café a pris plus de place et il a fallu déplacer les cultures vivrières dans les basses terres. Aujourd’hui, les jardins familiaux Chagga de montagne ne fonctionnent qu’en association avec des champs de basses terres où maïs, millet, haricots, tournesol et arachides sont cultivés pour assurer la sécurité alimentaire.
Lieu
Lieu: Mt. Kilimanjaro Region, Région du Mt. Killimanjaro, Tanzanie
Nbr de sites de la Technologie analysés:
Géo-référence des sites sélectionnés
Diffusion de la Technologie:
Dans des zones protégées en permanence ?:
Date de mise en oeuvre: il y a plus de 50 ans (technologie traditionnelle)
Type d'introduction
-
grâce à l'innovation d'exploitants des terres
-
dans le cadre d'un système traditionnel (> 50 ans)
-
au cours d'expérimentations / de recherches
-
par le biais de projets/ d'interventions extérieures
Classification de la Technologie
Principal objectif
-
améliorer la production
-
réduire, prévenir, restaurer les terres dégradées
-
préserver l'écosystème
-
protéger un bassin versant/ des zones situées en aval - en combinaison avec d'autres technologies
-
conserver/ améliorer la biodiversité
-
réduire les risques de catastrophes
-
s'adapter au changement et aux extrêmes climatiques et à leurs impacts
-
atténuer le changement climatique et ses impacts
-
créer un impact économique positif
-
créer un impact social positif
L'utilisation des terres
Les divers types d'utilisation des terres au sein du même unité de terrain: Oui - Agroforesterie
-
Terres cultivées
- Cultures annuelles: cultures fourragères - graminées, cultures fourragères - autres, légumes - autres, Taro
- Cultures pérennes (non ligneuses): bananier/plantain/abaca
- Plantations d’arbres ou de buissons: avocat, café, cultivé en plein champ
Nombre de période de croissance par an: : 2
-
Forêts/ boisProduits et services: Bois de chauffage, Autres produits forestiers, Pâturage/ broutage
Approvisionnement en eau
-
pluvial
-
mixte: pluvial-irrigué
-
pleine irrigation
But relatif à la dégradation des terres
-
prévenir la dégradation des terres
-
réduire la dégradation des terres
-
restaurer/ réhabiliter des terres sévèrement dégradées
-
s'adapter à la dégradation des terres
-
non applicable
Dégradation des terres traité
-
érosion hydrique des sols - Wt: perte de la couche superficielle des sols (couche arable)/ érosion de surface
-
dégradation chimique des sols - Cn: baisse de la fertilité des sols et réduction du niveau de matière organique (non causée par l’érosion)
Groupe de GDT
-
agroforesterie
-
Jardins/ potagers familiaux
Mesures de GDT
-
pratiques végétales - V1: Couverture d’arbres et d’arbustes
-
modes de gestion - M5: Contrôle/ changement de la composition des espèces
Dessin technique
Spécifications techniques
Jardin familiaux de Chagga typique sur une pente de 45% à 1400 m d’alt. avec 4 strates de végétation : canopée ouverte avec Albizia schimperiana (jusqu’à 20 m); strate sup. de buissons, bananiers (4-6 m); strate inf. de buissons, caféiers (1,5-2 m) et cultures vivrières, taro (< 1,5 m) -2,5 m; 3-6 m; 5-30 m
Région de Mt. Kilimanjaro
Date: 2009
Connaissances techniques requises pour le personnel de terrain / conseillers: moyen
Connaissances techniques requises pour les utilisateurs fonciers: moyen
Principales fonctions techniques: stabilisation du sol, augmentation de la matière organique, augmentation de la disponibilité des nutriments (réserve, recyclage, ...), augmentation de l'infiltration, Augmentation de la biomasse (quantité), développement des espèces végétales et de la variété (qualité, ex: fourrage appétent)
Fonctions techniques secondaires: contrôle de la battance ('splash')
Dispersé / dispersé
Matériel végétatif: F: arbres / arbustes fruitiers
Espèces d'arbres / arbustes: Cordia abyssinica, Albizia schimperiana, Grevillea robusta, Rauwolfia caffra
Espèces d'arbres fruitiers / arbustes: manguiers
Espèces de cultures vivaces: taro, café, bananes
Espèces d'herbe: fourrages / herbes
Changement de type d'utilisation du sol: de forêt naturelle à agroforesterie
Author: Hemp, A. / Hemp, C.
Mise en œuvre et entretien : activités, intrants et coûts
Calcul des intrants et des coûts
- Les coûts sont calculés : par entité de la Technologie (unité : jardin)
- Monnaie utilisée pour le calcul des coûts : dollars américains
- Taux de change (en dollars américains - USD) : 1 USD = n.d.
- Coût salarial moyen de la main-d'oeuvre par jour : n.d.
Facteurs les plus importants affectant les coûts
Les jardins familiaux Chagga sont des systèmes traditionnels qui ont évolué au cours des siècles en transformant progressivement la forêt naturelle en jardins agronomique il est alors impossible de parler des coûts de l'etablissment.
Activités de mise en place/ d'établissement
-
Transformation de la forêt naturelle : les arbres qui fournissent du fourrage, du combustible, des fruits etc. sont conservés, tandis que les espèces moins utiles sont éliminées (Calendrier/ fréquence: None)
-
Introduction d’espèces d’arbres fruitiers ou pour le bois, tels qu’avocat, mangues, Grevillea robusta, Persea americana (Calendrier/ fréquence: None)
-
Plantation d’espèces cultivées (bananes, café, taro, haricots, légumes) (Calendrier/ fréquence: None)
-
Construction de canaux d’irrigation / drainage (Calendrier/ fréquence: None)
-
Terrassement ou construction de diguettes dans les zones en pente (Calendrier/ fréquence: None)
Activités récurrentes d'entretien
-
Planter, entretenir et récolter bananes, taro, ignames (12 mois/an); 2.Ouvrir la canopée pour une meilleure fructification du café (Calendrier/ fréquence: all year round)
-
Entretenir les fossés d’irrigation; Récolter le café (août-janvier) (Calendrier/ fréquence: None)
-
Soigner et traire les vaches à l’étable (en général une seule); Paillage, entretien des terrasses (prévention de l’érosion du sol) (Calendrier/ fréquence: None)
-
Maintaining irrigation furrows; Coffee harvest (Calendrier/ fréquence: August to January)
-
Tending and milking the stall-fed cows (typically only one cow) / Mulching, terrace maintenance (soil erosion prevention in general) (Calendrier/ fréquence: None)
Intrants et coûts de l'entretien (per jardin)
Spécifiez les intrants |
Unité |
Quantité |
Coûts par unité (dollars américains) |
Coût total par intrant (dollars américains) |
% des coût supporté par les exploitants des terres |
Main d'œuvre
|
Plantation, tendue et récolte |
unité |
1,0 |
300,0 |
300,0 |
100,0 |
Equipements
|
Outils |
unité |
1,0 |
45,0 |
45,0 |
100,0 |
Engrais et biocides
|
Compost / fumier |
unité |
1,0 |
100,0 |
100,0 |
100,0 |
Coût total d'entretien de la Technologie |
445.0 |
|
Coût total d'entretien de la Technologie en dollars américains (USD) |
445.0 |
|
Environnement naturel
Précipitations annuelles
-
< 250 mm
-
251-500 mm
-
501-750 mm
-
751-1000 mm
-
1001-1500 mm
-
1501-2000 mm
-
2001-3000 mm
-
3001-4000 mm
-
> 4000 mm
Zones agro-climatiques
-
humide
-
subhumide
-
semi-aride
-
aride
Spécifications sur le climat
Selon l'orientation de la pente et l'altitude
Classe de climat thermique: tropiques
Pentes moyennes
-
plat (0-2 %)
-
faible (3-5%)
-
modéré (6-10%)
-
onduleux (11-15%)
-
vallonné (16-30%)
-
raide (31-60%)
-
très raide (>60%)
Reliefs
-
plateaux/ plaines
-
crêtes
-
flancs/ pentes de montagne
-
flancs/ pentes de colline
-
piémonts/ glacis (bas de pente)
-
fonds de vallée/bas-fonds
Zones altitudinales
-
0-100 m
-
101-500 m
-
501-1000 m
-
1001-1500 m
-
1501-2000 m
-
2001-2500 m
-
2501-3000 m
-
3001-4000 m
-
> 4000 m
La Technologie est appliquée dans
-
situations convexes
-
situations concaves
-
non pertinent
Profondeurs moyennes du sol
-
très superficiel (0-20 cm)
-
superficiel (21-50 cm)
-
modérément profond (51-80 cm)
-
profond (81-120 cm)
-
très profond (>120 cm)
Textures du sol (de la couche arable)
-
grossier/ léger (sablonneux)
-
moyen (limoneux)
-
fin/ lourd (argile)
Textures du sol (> 20 cm sous la surface)
-
grossier/ léger (sablonneux)
-
moyen (limoneux)
-
fin/ lourd (argile)
Matière organique de la couche arable
-
abondant (>3%)
-
moyen (1-3%)
-
faible (<1%)
Profondeur estimée de l’eau dans le sol
-
en surface
-
< 5 m
-
5-50 m
-
> 50 m
Disponibilité de l’eau de surface
-
excès
-
bonne
-
moyenne
-
faible/ absente
Qualité de l’eau (non traitée)
-
eau potable
-
faiblement potable (traitement nécessaire)
-
uniquement pour usage agricole (irrigation)
-
eau inutilisable
La salinité de l'eau est-elle un problème ?
Présence d'inondations
Caractéristiques des exploitants des terres appliquant la Technologie
Orientation du système de production
-
subsistance (auto-approvisionnement)
-
exploitation mixte (de subsistance/ commerciale)
-
commercial/ de marché
Revenus hors exploitation
-
moins de 10% de tous les revenus
-
10-50% de tous les revenus
-
> 50% de tous les revenus
Niveau relatif de richesse
-
très pauvre
-
pauvre
-
moyen
-
riche
-
très riche
Niveau de mécanisation
-
travail manuel
-
traction animale
-
mécanisé/ motorisé
Sédentaire ou nomade
-
Sédentaire
-
Semi-nomade
-
Nomade
Individus ou groupes
-
individu/ ménage
-
groupe/ communauté
-
coopérative
-
employé (entreprise, gouvernement)
Âge
-
enfants
-
jeunes
-
personnes d'âge moyen
-
personnes âgées
Superficie utilisée par ménage
-
< 0,5 ha
-
0,5-1 ha
-
1-2 ha
-
2-5 ha
-
5-15 ha
-
15-50 ha
-
50-100 ha
-
100-500 ha
-
500-1 000 ha
-
1 000-10 000 ha
-
> 10 000 ha
Échelle
-
petite dimension
-
moyenne dimension
-
grande dimension
Propriété foncière
-
état
-
entreprise
-
communauté/ village
-
groupe
-
individu, sans titre de propriété
-
individu, avec titre de propriété
Droits d’utilisation des terres
-
accès libre (non organisé)
-
communautaire (organisé)
-
loué
-
individuel
Droits d’utilisation de l’eau
-
accès libre (non organisé)
-
communautaire (organisé)
-
loué
-
individuel
Accès aux services et aux infrastructures
Impact
Impacts socio-économiques
production de bois
en baisse
en augmentation
Production de bois de feu 1.5-3 m3 / ha / an
risque d'échec de la production
en augmentation
en baisse
diversité des produits
en baisse
en augmentation
Haricots : 185 kg/ha, café : 410 kg/ha, bananes : 400 régimes/ha, miel : environs 40 kg/ha
charge de travail
en augmentation
en baisse
Augmentation de l’efficacité du travail
Pool génétique précieux
Pour les programmes de sélection et pour améliorer les variétés destinées à la production multi-étages
Impacts socioculturels
sécurité alimentaire/ autosuffisance
Sauvegarde des savoirs traditionnels
Impacts écologiques
perte en sol
en augmentation
en baisse
diversité végétale
en baisse
en augmentation
Plus de 500 espèces de plantes dont 400 plantes non-cultivées
diversité animale
en baisse
en augmentation
contrôle des animaux nuisibles/ maladies
en baisse
en augmentation
Résistance élevée aux ravageurs
biodiversité / diversité des cultures
Changement d'utilisation des terres de la forêt naturelle à l'agroforester
Analyse coûts-bénéfices
Bénéfices par rapport aux coûts de mise en place
Bénéfices par rapport aux coûts d'entretien
Rentabilité à court terme
très négative
très positive
Rentabilité à long terme
très négative
très positive
Changement climatique
Changements climatiques progressifs
températures annuelles augmente
pas bien du tout
très bien
Extrêmes climatiques (catastrophes)
pluie torrentielle locale
pas bien du tout
très bien
pas bien du tout
très bien
pas bien du tout
très bien
inondation générale (rivière)
pas bien du tout
très bien
Autres conséquences liées au climat
réduction de la période de croissance
pas bien du tout
très bien
Adoption et adaptation de la Technologie
Pourcentage d'exploitants des terres ayant adopté la Technologie dans la région
-
cas isolés/ expérimentaux
-
1-10%
-
11-50%
-
> 50%
Parmi tous ceux qui ont adopté la Technologie, combien d'entre eux l'ont fait spontanément, à savoir sans recevoir aucune incitation matérielle ou aucun paiement ?
-
0-10%
-
11-50%
-
51-90%
-
91-100%
La Technologie a-t-elle été récemment modifiée pour s'adapter à l'évolution des conditions ?
A quel changement ?
-
changements/ extrêmes climatiques
-
évolution des marchés
-
la disponibilité de la main-d'œuvre (par ex., en raison de migrations)
Conclusions et enseignements tirés
Points forts: point de vue de l'exploitant des terres
Points forts: point de vue du compilateur ou d'une autre personne-ressource clé
-
Ce système permet de maintenir une biodiversité élevée et au même temps de diversifier la production des fruit, légumes, du bois de services, des produits médicinaux etc.
Faiblesses/ inconvénients/ risques: point de vue de l'exploitant des terrescomment surmonter
-
La gestion de l’eau provoque des pertes de nutriments dans les jardins et des pénuries d’eau en aval
améliorer l’efficience des fossés : installer des tuyaux et revêtir de ciment, ne pas cultiver les berges des rivières
-
Forte demande pour le bois, prix bas pour le café et introduction de variétés de café tolérantes au soleil : menace pour les jardins familiaux
subventions à la plantation d’arbres dans les jardins pour réduire la pression sur la forêt
Faiblesses/ inconvénients/ risques: point de vue du compilateur ou d'une autre personne-ressource clécomment surmonter
-
La productivité des jardins familiaux de Chagga n’est pas optimale
(1) remplacer les arbres / buissons moins productifs par des espèces fixatrices d’azote et à croissance rapide,(2) améliorer l’élevage (p.ex. pour augmenter la période de lactation)
-
La productivité des jardins familiaux de Chagga n’est pas optimale
(3) améliorer l’apiculture, (4) introduire de nouveaux cultivars en utilisant la sélection naturelle et celle développée par les fermiers, (5) utiliser des engrais
-
La productivité des jardins familiaux de Chagga n’est pas optimale
(6) améliorer la production de café : productions certifiées (biologique, commerce équitable) pour de meilleurs prix de vente, (7) remplacer les vieux plants de café par des nouveaux
-
La productivité des jardins familiaux de Chagga n’est pas optimale
(8) gestion intégrée des ravageurs, (9) faciliter l’accès au capital pour les investissements agricoles, (10) améliorer le contrôle de l’érosion (terrasses et diguettes)
-
La gestion de l'eau entraîne une perte de nutriments dans les jardins et des pénuries d'eau sur les pentes inférieures
(11) ajouter des fruitiers productifs, (12) améliorer les services de conseil
Références
Examinateur
-
Alexandra Gavilano
-
Deborah Niggli
-
David Streiff
Date de mise en oeuvre: 20 octobre 2010
Dernière mise à jour: 21 août 2019
Personnes-ressources
-
Andreas Hemp - Spécialiste GDT
-
Claudia Hemp - Spécialiste GDT
Description complète dans la base de données WOCAT
Données de GDT correspondantes
La documentation a été facilitée par
Institution
- Julius-Maximilians-Universität Würzburg (JMU) - Allemagne
- Universität Bayreuth (UBT) - Allemagne
Projet
- Book project: SLM in Practice - Guidelines and Best Practices for Sub-Saharan Africa (SLM in Practice)
Références clés
-
Hemp, A. (1999): An ethnobotanical study on Mt. Kilimanjaro. Ecotropica 5: 147-165:
-
Hemp, A. (2006): The banana forests of Kilimanjaro. Biodiversity and conservation of the agroforestry system of the Chagga Homegardens. Biodiversity and Conservation 15(4): 1193-1217.:
-
Hemp, C. (2005): The Chagga Home Gardens – relict areas for endemic Saltatoria Species (Insecta: Orthoptera) on Mt. Kilimanjaro. Biological Conservatrion 125: 203-210.:
-
Hemp, A., C. Lambrechts, and C. Hemp. (in press). Global trends and Africa. The case of Mt. Kilimanjaro. (UNEP, Nairobi):
-
Hemp, A., Hemp, C., Winter, C. (2009) Environment and worldview: The Chagga homegardens. In: Clack, T.A.R. (ed.) Culture, history and identity: Landscapes of inhabitation in the Mount Kilimanjar area, Tanzania. BAR International Series 1966, Archaeopress Oxford, pp. 235-303:
-
Fernandes E.C.M., Oktingati A., Maghembe J. 1985. The Chagga homegardens: a multistoried agroforestry cropping system on Mt. Kilimanjaro (Northern Tanzania) in Agroforestry Systems 2: 73-86: