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Vulgarisation des techniques  de réalisation et de mise en œuvre d’un plan de gestion intégrée de la fertilité des sols (PGIFS) au niveau de vingt villages appropriées avec la création des plantations individuelles. [Bénin]

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Entité concernée: Benin

Précisez si la technologie indiquée dans le modèle, ou une partie de cette technologie, est protégée par des droits de propriété intellectuelle: Oui

Commentaires: Projet d’Appui à la Gestion des Forêts Communales (P.A.GE.F.COM); Il s’agit d’une recherche-action participative qui vise à contribuer à la réduction de la pauvreté en particulier, à la gestion durable des ressources forestières et à l’amélioration des revenus et des conditions de vie des populations. |

État complet: 80%

Informations générales

Informations générales

Titre des bonnes pratiques:

Vulgarisation des techniques  de réalisation et de mise en œuvre d’un plan de gestion intégrée de la fertilité des sols (PGIFS) au niveau de vingt villages appropriées avec la création des plantations individuelles.

Pays:

Bénin

Entité concernée:

Benin

Droits de propriété intellectuelle

Précisez si la technologie indiquée dans le modèle, ou une partie de cette technologie, est protégée par des droits de propriété intellectuelle:

Oui

Veuillez fournir des informations sur le détenteur des droits:

Projet d’Appui à la Gestion des Forêts Communales (P.A.GE.F.COM); Il s’agit d’une recherche-action participative qui vise à contribuer à la réduction de la pauvreté en particulier, à la gestion durable des ressources forestières et à l’amélioration des revenus et des conditions de vie des populations. |

Spécifications

Section 1. Contexte de la meilleure pratique : conditions du cadre (environnement naturel et humain)

Brève description de la meilleure pratique

Avec l’avènement de la décentralisation, les autorités communales en quête de ressources, se mêlent de plus en plus de la gestion des forêts classées. Ainsi, ces autorités prennent des arrêtés soit pour créer des comités de gestion, des taxes à l’exploitation soit pour attribuer des parcelles à des particuliers dans la forêt classée en violation de la réglementation forestière. Cela traduit donc le besoin pressant des communes de disposer de leurs propres forêts.
Les Départements de l’Atlantique, des Collines et du Zou sont des Départements où la dégradation des ressources forestières est particulièrement manifeste et où aucune intervention d’envergure n’est en cours.
Pour remédier à la situation de la dégradation des forêts et des sols, préserver le patrimoine forestier contre les abus d’utilisation et lutter contre la pauvreté, le Gouvernement a identifié et préparé le Projet d’Appui à la Gestion des Forêts Communales (PAGEFCOM).
Il s’agit d’un Projet qui répond à une demande expressément formulée par les populations à la base (producteurs, Elus, chefs de culte, dignitaires, femmes et jeunes) pour :
 la satisfaction des besoins en bois (bois de feu, bois de service et bois d’œuvre),
 l’amélioration de la productivité agricole,
 le désenclavement des zones forestières,
 la disponibilité de protéines animales,
 l’accès aisé à l’eau potable et aux soins de santé primaire,
 la reconstitution des forêts sacrées et la gestion durable des ressources naturelles.
Ce Projet cadre avec la stratégie de développement du Gouvernement car il s’inscrit, entre autres :
 dans le document de stratégie de réduction de la pauvreté,
 dans le schéma directeur de développement agricole et rural et son plan stratégique et opérationnel,
 dans le processus de décentralisation en cours au BENIN.
la Vulgarisation des techniques  de réalisation et de mise en œuvre d’un plan de gestion intégrée de la fertilité des sols (PGIFS) au niveau de vingt villages appropriées avec la création des plantations individuelles répond donc à un souci de gestion saine des ressources naturelles dans le contexte de la décentralisation en accompagnant les communes dans un processus de conservation de leurs écosystèmes forestiers pour un développement local durable.

Site

Vingt trois communes (23) réparties dans trois (03) départements du Bénin constituent la zone d’intervention du projet. Il s’agit notamment de : Abomey-Calavi, Allada, Kpomassè, Ouidah, Sô-Ava, Toffo, Tori-Bossito et Zè dans le département de l’Atlantique ; Abomey, Agbangnizoun, Bohicon, Covè, Djidj|

Brève description de l’environnement naturel du site

Le climat dans ces trois départements d’intervention du projet localisés au Sud- Bénin est de type subéquatorial  avec quatre (4) saisons dont une grande et petite saison pluvieuse et une grande et petite saison sèches. Les températures moyennes oscillent entre 25° à 33°C
On rencontre dans la zone d’intervention, différents types de sols (des ferralitiques aux sols ferrugineux, sableux et vertisols|
Les vingt trois communes retenues dans les trois (3) départements d’intervention du projet au Bénin sont situées pour certaines sur des sols de plateau (Zou et Atlantique Nord) et pour d’autres dans les zones de vallées (Sô-Ava, Ouinhi, Zagnanado), dans la zone côtière (Atlantique) ainsi que sur les sols caillouteux (Collines).                                                         |

Conditions socio-économiques dominantes des personnes vivant sur ou à proximité du site

Les conditions socioéconomiques dominantes des populations bénéficiaires des actions du projet sont celles caractéristiques de la pauvreté au Bénin et principalement dans ces trois départements du Bénin où la pauvreté sévit également avec acuité. L’Indice de pauvreté monétaire étant respectivement de 36,4%, 32,7% et 31,2% dans l’Atlantique, Zou et les Collines (EMICOV, 2007). par endroit. L’Indice de pauvreté non monétaire (%) est respectivement de  30,9%, 43,2% et 28,9%.|
Le régime de propriété qu’on rencontre dans les communes et départements  d’intervention du projet sont :
 l’achat ;
 l’héritage et le ;
 Don.
Les droits d’usage :
 La location ;
 Le métayage,
 L’emprunt ;
 Le gage.
Les populations vivant sur le site ou à proximité du site tirent leurs revenus de la production agricole, de l’élevage, de la pêche et de l’exploitation forestière|

Sur la base de quel critère/indicateur(s) (sans relation avec la stratégie) la pratique proposée et technologie correspondante ont-elles été considérées comme « meilleures »?

Les (20) villages et de la vulgarisation des techniques  de réalisation et la mise en œuvre d’un plan de gestion intégrée de la fertilité des sols (PGIFS) au niveau de vingt villages appropriées, la création d’environ 1.000 ha de plantations individuelles et la réalisation de 3 ranchs fauniques (environ 3.000 ha)  à travers :
A. Appui à la gestion des forêts communales et le
B. Renforcement des capacités des acteurs bénéficiaires (producteurs, Elus, chefs de culte, dignitaires, femmes et jeunes)

Section 2. Problèmes abordés (causes directes et indirectes) et objectifs de la meilleure pratique

Principaux problèmes abordés par la meilleure pratique

Dans le cadre de la DDTS la meilleure pratique
contribue directement à la prévention, l'atténuation, l'adaptation et la réhabilitation

Décrivez les principaux problèmes liés à la dégradation des terres abordés par la meilleure pratique

Avec l’avènement de la décentralisation, les autorités communales en quête de ressources, se mêlent de plus en plus de la gestion des forêts classées. Ainsi, ces autorités prennent des arrêtés soit pour créer des comités de gestion, des taxes à l’exploitation soit pour attribuer des parcelles à des particuliers dans la forêt classée en violation de la réglementation forestière. Cela traduit donc le besoin pressant des communes de disposer de leurs propres forêts. Aussi, les Départements de l’Atlantique, des Collines et du Zou sont-ils des Départements où la dégradation des ressources forestières est particulièrement manifeste et où aucune intervention d’envergure n’est en cours. C’est donc pour remédier à la situation de la dégradation des forêts et des sols, préserver le patrimoine forestier contre les abus d’utilisation et lutter contre la pauvreté.|

Précisez les objectifs de la meilleure pratique

Les objectifs spécifiques visés par la meilleure pratique sont de :
 apporter un appui à la création, à l’aménagement des forêts communales (enrichissement et plantations pures), à la préparation et la mise en œuvre des plans d’aménagement participatifs simplifiés (PAPS) de ces forêts et la protection de la faune.
 appuyer les Communes dans le processus de décentralisation (appui institutionnel et formation).
 financer les programmes de gestion intégrée de fertilité des sols dans les village|

Section 3. Activités

Brève description des principales activités, par objectif

 le renforcement des capacités de 23 Communes et des organisations paysannes (OP) ;
 Elaboration de 9 Plans de Gestion Intégrée de la Fertilité du Sol (PGIFS) ;
 Formations sur l'importance des semences améliorées, organisées au profit des onze villages ;
 Formation sur la reconnaissance des engrais et le rôle des éléments NPK organisée dans les neuf villages ;
 Formation sur le rôle et l'importance des comités de planification organisée au profit des 11villages ;
Les principales activités du projet sont :
 la couverture aérienne de la zone du Projet, la cartographie d’une cinquantaine de forêts sacrées
 l’inventaire des forêts dans la zone du projet ;
 l’élaboration de trois STAD et de 23 SDAC,
 l’aménagement de 150.000 ha de forêts naturelles (domaines forestiers des Communes) par l’enrichissement en essences autochtones ;
 la création des comités de sauvegarde des forêts ;
 l’installation de 6.900 ha de teck et de bois de chauffe |

Brève description et caractéristiques techniques de la technologie

La meilleure pratique est une réponse à une demande expressément formulée par les populations à la base (producteurs, Elus, chefs de culte, dignitaires, femmes et jeunes) pour :
 la satisfaction des besoins en bois (bois de feu, bois de service et bois d’œuvre) ;
 l’amélioration de la productivité agricole ;
 le désenclavement des zones forestières ;
 la disponibilité de protéines animales ;
 l’accès aisé à l’eau potable et aux soins de santé primaire ;
 la reconstitution des forêts sacrées et la gestion durable des ressources naturelles.
Caractéristiques  techniques de la technologie : le cas  échéant
 la réalisation et la mise en œuvre d’un plan de gestion intégrée de la fertilité des sols (PGIFS) au niveau de vingt (20) villages et de la vulgarisation des techniques appropriées et
 la création de 23 espaces verts dans les centres urbains ;
 l’installation de 6.900 ha de teck et de bois de chauffe avec des essences à croissance rapide ;
 l’enrichissement de 50 forêts sacrées et l’organisation des collectivités pour le suivi des plantations ;
 la création d’environ 1.000 ha de plantations individuelles ;
 la réalisation de 3 ranchs fauniques (environ 3.000 ha).

Section 4. Institutions/acteurs impliqués (collaboration, participation, rôle des parties prenantes)

Nom et adresse de l’institution développant la technologie

Le Gouvernement du Bénin à travers le Ministère de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme : |La structure responsable est la Direction Générale des Forêts et Ressources Naturelles (DGFRN)  avec une Unité de Gestion du Projet (UGP)

La technologie a-t-elle été développée en partenariat ?

Oui

Dressez la liste des partenaires :

1. Fonds Africain de Développement (FAD) ;
2. IFDC-ONG ;
3. Cabinet d’ chargé de l’alphabétisation fonctionnelle et de la post alphabétisation ;

Précisez le cadre de promotion de la technologie

  • Initiative nationale – gouvernementale
  • Initiative basée sur un programme/projet

La participation des parties prenantes locales, y compris des OSC, a-t-elle été recherchée au cours du développement de la technologie ?

Oui

Dressez la liste des parties prenantes locales:

1. Producteurs ;
2. Elus locaux ;
3. Chefs de culte et dignitaires ;
4. Femmes et jeunes.

Précisez le rôle des parties prenantes ci-dessus dans la conception, l’introduction, l’utilisation et la maintenance de la technologie, le cas échéant.

Dans le cadre de la meilleure pratique, les parties prenantes ci-après ont pour rôle
 Producteurs : pour l’appropriation et la mise en application des technologies de gestion intégrée de la fertilité des sols (PGIFS);
 Elus locaux : pour la prise des arrêtés dans le cadre de la mise en application des décisions relatives à la sauvegarde des forêts ;
 Chefs de culte et dignitaires pour la sauvegarde des forêts et le suivi des plantations installées ;
 Femmes et jeunes comme bénéficiaires de la mise en œuvre d’actions de prévention contre le SIDA et de lutte contre le paludisme.

La population vivant sur ou à proximité du site a-t-elle été impliquée dans le développement de la technologie?

Oui

Par quels moyens?
  • Approches participatives

Analyses

Section 5. Contribution à l’impact

Décrivez les impacts sur site (les deux principaux impacts par catégorie)

L’amélioration du niveau de vie des populations: en effet, environ 1 milliard FCFA sera distribué en année 10 du Projet et 33 milliards de FCFA à partir de l’année 20 grâce aux recettes des diverses activités de la meilleure pratique du projet (vente de madriers et de bois de chauffe, prélèvement de|
1. Amélioration des rendements des cultures et des ligneux.
La dynamisation du commerce de bois avec des effets socio-économiques qui dépassent le seul effet sur l'augmentation de la production commercialisée.
1. Protection des terres contre l’érosion hydrique
La protection des ressources naturelles dont l'impact n'est pas mesurable.
La meilleure pratique a une valeur d’incitation et contribuera à amorcer un vaste mouvement de gestion rationnelle des forêts par des plantations d’essences forestières à l’intérieur de ces forêts, l’exploitation planifiée de leurs ressources et l’adoption des techniques d’intégration agro sylvicole|
L'amélioration des techniques de production, le développement d’infrastructures de base, la mise en place d'une structure de crédit, qui sont autant de mesures visant à rabaisser le seuil de pauvreté à court, moyen ou long terme.|
La création d'emplois et de revenus (175.000 personnes auront des revenus supérieurs au seuil de pauvreté qui en milieu rural est d’environ 56.500 FCFA/an).
L'amélioration des revenus des exploitations due à l'augmentation de la production de bois de feu, de bois de service, de produits agricoles et d’autres produits liés aux forêts et plantations (700.000 m3 de bois de feu, 1,2 millions de m3 de bois d'œuvre et 925.000 tonnes de bois de service|

Décrivez les deux principaux impacts hors site (dans les environs)

1. La mise en place de plantations villageoises a connu assez d’engouement de la part des planteurs et des pépiniéristes ; elle a conduit à la mise en terre de 6 871 147 plants des  essences de bois de feu retenues à savoir Acacia auriculiformis, Eucalyptus camaldulensis et Senna siamea. Cela représente une superficie de 2515,214 ha..                                              |
la réduction des presions anthropiques sur les terres

Impact sur la biodiversité et le changement climatique

Décrivez:

L’impact positif sur la préservation de la biodiversité est celui de la restauration des forêts domaniales et privées et par conséquent du niveau de fertilité des sols qui sont le support des végétaux. A contrario, le bon niveau des sols favorise la régénération des ligneux.
La délimitation prospective des bassins d’approvisionnement en bois énergie, la création de 3.000 ha de forêts privées et l'aménagement (enrichissement) de 50.000 ha de forêts naturelles du domaine protégé et  l'appui au secteur privé pour la substitution du bois énergie et à la production et la diffusion de foyers améliorés sont autant d’actions qui militent à l’adoption de pratiques par les bénéficiaires pour l’adaptation aux changements climatiques.                                                                                    |

Une analyse coût-avantage a-t-elle été réalisée?

Une analyse coût-avantage a-t-elle été réalisée? :

Oui

Section 6. Adoption et caractère transposable

La technologie a-t-elle été diffusée/introduite sur d’autres sites?

La technologie a-t-elle été diffusée/introduite sur d’autres sites? :

Oui

Où?

les technologies résultant de la meilleure pratique sont déjà en extension à d’autres communes,  départements et régions du Bénin|

Des mesures d’incitation ont-elles été mises en place pour faciliter le lancement de la technologie?

Des mesures d’incitation ont-elles été mises en place pour faciliter le lancement de la technologie?

Oui

Précisez le type de mesure d’incitation:
  • Mesures d’incitation politique ou réglementaire (telles que les mesures liées aux réglementations et exigences du marché, import/export, investissement étranger, recherche & développent, etc.)
  • Mesures d’incitation financières (telles que des taux préférentiels, aide d’État, subventions, dons, prêts, etc.)

Pouvez-vous identifier les trois principales conditions ayant favorisé la réussite de la meilleure pratique/technologie présentée?

Accès aux intrants (résidus de récolte)liée au contexte local et  transposable avec un certain degré d’adaptation
Effet à court terme liée au contexte local et  transposable avec un certain degré d’adaptation
Simplicité de réalisation liée au contexte local et  transposable avec un certain degré d’adaptation.

Réplication

Selon vous, la meilleure pratique/technologie proposée peut-elle reproduite, y compris avec un certain degré d’adaptation?

Oui

Si oui, à quel niveau?
  • Local
  • Sous-national
  • National

Section 7. Leçons tirées

Liées aux ressources humaines

La mise en œuvre a contribué à la création d'emplois et de revenus (175.000 personnes auront des revenus supérieurs au seuil de pauvreté qui en milieu rural est d’environ 56.500 FCFA/an).On a les emplois directs et emplois indirects (les emplois directs sont ceux constitués par les autorités communales, les élus locaux, les cadres et les agents d'exécution du Projet ; les emplois indirects beaucoup plus importants sont liés à toutes les activités du Projet qui, dans leur majorité, demandent une |

Liées aux aspects techniques

La technologie est très simple à mettre en place axée sur des actions de renforcement de capacités

Modules