La gestion des résidus de culture consiste à laisser dans les champs les chaumes et autres déchets de cultures céréalières (dont le tef, le blé et le maïs), ainsi que les fanes de légumineuses. La gestion des résidus de culture (RC) fait partie intégrante de la protection de la santé des sols : elle présente de multiples avantages, tels que la réduction des risques de perte de sol par érosion hydrique, la réduction de la décomposition et perte de la matière organique et le stockage de carbone supplémentaire. Elle améliore également l'état de fertilité des sols dégradés et contribue à améliorer la structure du sol et sa humidité. Les sols dégradés sont exposés au risque d'érosion due au labour, à l'eau et au vent. Les sols se dégradent rapidement lorsqu'ils ne sont pas couverts et qu'aucun effort n'est fait pour augmenter les niveaux de matière organique ou améliorer la structure du sol. La gestion des résidus de culture joue un rôle important pour freiner la dégradation des sols, améliorer leurs propriétés et, en fin de compte, augmenter la production agricole. Elle a donc des fonctions économiques et écologiques positives. Cette technologie a pour but d'améliorer la fertilité des sols, de réduire leur acidité et la réduire la demande d'en apporter de l'engrais synthétiques. Globalement, la gestion des résidus de culture permet aux utilisateurs des terres de les exploiter de manière durable sur une longue période sans perdre leur potentiel de production. Dans cette partie de l'Éthiopie, les utilisateurs des terres avaient l'habitude de laisser les résidus de maïs et de millet dans les champs, mais cette pratique est remise en cause par la prédominance du pâturage libre (en libre accès). Le contrôle du pâturage est donc une condition préalable à l'adoption de la technologie. La monoculture réduit également la production de biomasse. Les utilisateurs des terres apprécient les rendements supplémentaires en céréales obtenus dans les exploitations riches en résidus de culture. La gestion des résidus de culture permet également de conserver l'humidité et d'effectuer un travail du sol précoce. En résumé, une gestion appropriée des résidus de culture présente de multiples avantages. Elle atténue les risques d'érosion, réduit l'extraction excessive des RC, réduit la décomposition et perte de la matière organique, améliore l'état de fertilité des sols dégradés, et augmente ainsi la production végétale et la productivité de manière durable.
Lieu: Oromia, Ethiopie
Nbr de sites de la Technologie analysés: 10-100 sites
Diffusion de la Technologie: répartie uniformément sur une zone (approx. 0,1-1 km2)
Dans des zones protégées en permanence ?: Non
Date de mise en oeuvre: 2015; il y a moins de 10 ans (récemment)
Type d'introduction
Les utilisateurs des terres bénéficient de l'appui de diverses institutions financières pour accéder au crédit et à d'autres services. Diverses institutions de crédit et fonds renouvelables ont été mentionnés par les utilisateurs des terres.
Il s'agit d'utiliser moins de résidus de culture pour enrichir le sol que pour servir de fourrage.
L'objectif est de réduire ...
Puisqu'elle améliore la structure du sol, la capacité de rétention de l'humidité, etc., cette pratique réduit les risques de mauvaises récoltes.
L'état de santé est corrélé à des récoltes et à la sécurité alimentaire ameliorés.
L'état de santé est corrélé à des récoltes et à la sécurité alimentaire améliorés.
La couverture du sol par des résidus de culture contribue inévitablement à réduire l'évaporation.
Amélioration progressive.
Les résidus de culture peuvent héberger certains insectes mais entraver les mouvements d'autres insectes.
L'augmentation de la capacité de rétention d'eau du sol améliore la résistance des cultures à la sécheresse et à d'autres facteurs défavorables.
L'accumulation de résidus de culture augmente le stockage du carbone grâce à la réduction des émissions.
Il n'existe aucune donnée permettant d'étayer cette allégation. Par ailleurs, une observation et une documentation à long terme sont nécessaires.
Réduction de l'impact des gaz à effet de serre grâce à l'accumulation des résidus de culture.